02/02/11
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Cédric TABILLON, élève de BTSA Aménagement Paysager à l' EPL de Tournus, promotion 2010/2012.
Le thème imposé était L'argent, après quelques recherches, une question est revenu assez souvent d'où ma problématique: Peut on se passer de l'argent?
Introduction.
Le choix de cette problématique est dû à mon opinion personnel sur le sujet qui, avec ce travail a assez évolué et à l’attitude de la majeure partie de la population vis-à-vis de l’argent. En effet, au quotidien, il est habituel d’en parler (salaire, taxe…) mais sans approfondissement et il est rare d’entendre dire que sans argent on peut vivre de manière tout à fait « normal ».
Pour approfondir ce sujet, je commencerai par expliquer, de manière synthétique, à quoi sert l’argent dans notre société pour comprendre son importance dans différents domaines (politique, économique…). Puis, grâce à des documents, nous verrons qu’il y a possibilité de vivre sans l’économie monétaire, chose que beaucoup ne croient pas possible. Ensuite, je montrerai que l’argent peut aussi jouer un rôle libérateur.
Pour finir, je ferai une conclusion.
1-1 Utilisation de l'argent dans les sociétés dites "normales"
Salaire, Impôts, Cotisation, Argent privé , Argent publique mais où va l'argent de la société Française. Pour répondre a ceci le document ci-dessous nous montre en détail où et a quoi sert l'argent.
Voici un petit schéma pour résumé de manière simplifiée
source: Alternative économique
07/02/11
1-2 l'argent et les échanges
Ce livre, que Simmel avait initialement intitulé Psychologie de l'argent, n'est pas un ouvrage de science économique. La première partie, dite "analytique", vise à comprendre les conditions psychologiques et sociologiques qui ont rendu possible l'échange monétaire entre les hommes. La deuxième partie, dite "synthétique", montre comment le phénomène historique de l'argent comme intermédiaire universel des échanges influence les relations sociales, les sentiments des individus et la culture: l'argent est source de libération et d'aliénation pour l'individu qui s'autonomise.
La partie "analytique" du livre s'efforce de mettre en évidence la genèse de l'échange monétaire et ses caractéristiques. Pour Simmel, chacun des partenaires de l'échange économique doit sacrifier un objet, donc le mettre à distance, pour obtenir un objet désiré, et ce dans un acte réciproque. Dans cette optique, la valeur des biens échangés n'est pas dans la valeur de l'objet ou dans le temps de travail nécessaire à sa production, mais dans l'échange, "forme originelle et fonction de la vie interindividuelle" : "L'argent n'est rien d'autre que la relativité des objets économiques, incarnée dans une figure spéciale et signifiant leur valeur", écrit-il. Si l'argent succède au troc, d'abord sous forme de substance concrète ou de monnaie-marchandise (peaux, tabac, etc.), il devient, avec le développement des échanges et de l'abstraction, un signe, une quantité mesurable des biens échangeables, indépendante de sa valeur marchande parce que sa valeur repose sur la confiance qu'il inspire. L'argent est "un phénomène sociologique, une forme de la réciprocité d'action entre les hommes", mais l'échange argent-marchandise n'est qu'en apparence un rapport d'équivalence, puisque dans toute relation, y compris amoureuse, c'est celui qui est le plus distancié et détaché qui est en position de supériorité.
L'argent apporte un surcroît de valeur, de considération sociale aux riches, en raison de sa spécificité: il peut exprimer "la totalité des buts". Ces caractéristiques de l'argent comme "outil absolu" expliquent pour Simmel pourquoi l'étranger s'intéresse à l'argent: n'ayant pas tous les droits du citoyen, il cherche à compenser son infériorité sociale. Si l'argent reflète les rapports sociaux et la structure économique de chaque période de l'histoire, il est aussi le reflet des conceptions du monde. Avec le déclin des valeurs religieuses, la valorisation de l'argent comme fin en soi imprègne les rapports sociaux et la culture: les choses finissent par se réduire à leur coût au lieu de représenter des valeurs concrètes. Certains comportements montrent que la monnaie est devenue une valeur absolue: l'avare qui jouit de l'argent qu'il possède sans user de son pouvoir n'est ainsi que l'esclave de cette puissance abstraite.
Dans la partie "synthétique", Simmel étudie les effets de la monétarisation universelle des relations sociales sur la liberté, la culture et le style de vie. L'économie monétaire conduit à de nouvelles formes de dépendance: l'emprunt, l'utilisation des moyens de production dont on n'est pas propriétaire. La division du travail multiplie les dépendances et favorise ainsi leur caractère d'indifférence: on observe une dépersonnalisation des rapports humains. Contrairement aux relations maître-serviteur, l'ouvrier ne dépend plus personnellement de son employeur: en vendant son travail comme une marchandise, sa liberté est plus grande parce que les rapports de subordination sont devenus fonctionnels, mais il n'est pas en mesure de "donner sens à sa liberté" (liberté positive) et celle-ci demeure donc négative et formelle.
Plus la taille d'un groupe s'étend, plus l'économie monétaire se développe, favorisant l'individualisation et l'autonomie de ses membres. La vie en commun se fait de moins en moins sur une base communautaire et de plus en plus sur une base associative, où chacun adhère et cotise volontairement. Ainsi, le lien social ("la relation entre les hommes") devient "une relation entre les choses": Simmel reprend et réinterprète la critique du fétichisme des marchandises dont parle Karl Marx. Dans les sociétés peu différenciées, l'argent, peu utilisé, possède un caractère spécifique et peut assurer une équivalence entre valeur humaine et valeur monétaire, ce qui est à l'origine du prix du sang (la mort d'un homme constitue une perte économique qui sera compensée); mais avec le développement de l'individualisation, l'équivalence individu-argent devient choquante. De ce point de vue, la prostitution, qui apparaît comme un rapport sexuel privé de toute composante personnelle, peut trouver son équivalence dans l'abstraction de l'argent.
Pour Simmel, la culture est à la fois objectivation de l'âme et assimilation subjective des formes objectives. Or, il y a de nos jours un divorce entre culture objective et culture subjective: "La machine s'est plus intellectualisée que l'ouvrier", écrit Simmel. L'unité du travailleur et de son outil est rompue par le capitalisme. L'aliénation est manifeste quand l'ouvrier doit acheter le produit de son travail. Cette analyse appelle plusieurs remarques. Simmel se rapproche de la notion d'aliénation, développée par Marx dans les Manuscrits de 1844. En utilisant pour la première fois à la fin de l'ouvrage le terme de capitalisme et non d'économie monétaire, il tombe sous la critique de Max Weber, qui lui reproche de les avoir posés comme équivalents. Il tombe aussi sous celle du marxiste György Lukács, qui considère que Simmel nie ainsi la spécificité de la réification capitaliste sans en comprendre les causes: pour Marx, en effet, le salariat est un rapport social où les capitalistes détenteurs des moyens de production exploitent le salariat qui ne possède que sa force de travail; ce rapport salarial n'apparaissant pas comme tel en raison du fétichisme des marchandises.
Finalement, Georg Simmel présente les rapports sociaux dans leur dualité: dans la vie moderne, l'argent est source de libération et d'aliénation pour l'individu. Il expose également en quoi il est facteur d'interaction: l'individu s'affranchit de ses liens immédiats et peut se rapprocher ainsi de milieux sociaux plus éloignés. Son analyse constitue une réserve de thèmes et d'idées dans laquelle nombre d'auteurs ont puisé, comme Max Weber, Robert Park…
Résumé:
Ce document est une critique du livre de Georg Simmel intitulé "Psychologie de l'argent".
Source:
Adresse:
15/03/11
2-1 Peut on vivre sans l'économie monétaire?
La plupart des gens, en moins de 5 secondes repondraient qu'il n'est absolument pas possible de vivre sans.
Mark BOYLES, lui, à vécu cette expérience durant un ans. Le document suivant est un témoignage de ce monsieur, de ce qu'il a appris...
Résumé: Cet article paru dans un blog: green living blog par mark BOYLES est un article qui explique et raconte comment cet homme à changer de mode de vie pour pouvoir vivre sans argent liquide.
Source:
Mark Boyle Wednesday 28 October 2009 08.05 GMT guardian.co.uk Adresse de l'aricle:
http://www.guardian.co.uk/environment/green-living-blog/2009/oct/28/live-without-money
11/05/11
2-2 Système d'Echange Local (SEL)
Qu’est-ce qu’un SEL ?
publié le vendredi 27 avril 2007
« Les richesses des 350 habitants les plus riches de la terre est égale à la « richesse » (ou la misère ?) des deux milliards trois cents millions des habitants les plus pauvres. Le système monétaire archaïque et périmé continue à régner en faisant des ravages dans l’humanité et nos télescopes sont si puissants que nous ne pourrons plus voir ce qui se passe ici, chez nous. » François Terris.
C’est sur ce malheureux constat que le SEL est né, d’abord outre atlantique, puis en France, en 1995. Il y a maintenant des SEL un peu partout dans le monde, dont plus de 300 sur notre territoire.
Mais, concrètement, un SEL, c’est quoi ?
Les Systèmes d’Echange Local, ou Services d’Echange Local, sont des groupes de personnes qui pratiquent l’échange multilatéral de biens, de services, et de savoirs.
Après cette définition générique, la diversité est de mise entre les différents groupes :
Statut juridique :
Association de fait ou association déclarée loi 1901.
Conditions d’adhésion :
Le plus souvent, une contribution financière est demandée (son montant est très variable) afin de couvrir les frais d’édition et distribution d’un catalogue et /ou bulletin.
Certains SEL adoptent le principe du téléphone...arabe ou non. Offres et demandes : le plus souvent, un catalogue est édité, regroupant les offres et demandes de chaque membre, sans aucune censure à l’imagination.
Certains estiment néanmoins que les offres ayant trait à l’ésotérisme, par exemple, peuvent être préjudiciables et les interdisent.
En plus de ce catalogue (ou inclus à celui-ci), beaucoup éditent des bulletins par lesquels les membres du groupe peuvent s’exprimer sur des sujets plus ou moins vastes.
Mesure des échanges :
Les échanges sont le plus souvent comptés en référence au temps passé. Par exemple, 1 minute = 1 fleur ou 1 grain de sel ou...un hippopotame. Mais là encore, l’imagination s’exerce avec brio !
La tendance générale est de s’affranchir de la parité avec le franc. Certains utilisent des feuilles « d’échange » (ou « de richesse ») sur lesquelles les participants notent avec qui ils ont échangé et combien d’unités doivent être créditées ou débitées.
D’autres utilisent pour cela des coupons à trois volets (un pour chacun des participants, et un pour le « compteur » du SEL) Coupons ou feuilles sont retournés périodiquement au « compteur » afin que les comptes de chacun soient tenus à jour ; généralement, ces comptes sont portés à la connaissance de tous.
Dans d’autres groupes, des expérimentations d’absence partielle ou totale de comptage sont tentées. Quelque soit le système choisi, l’écrasante majorité s’accorde à penser que le nombre d’unités n’est que la mémoire de l’échange, pas sa valeur et que le lien est bien plus important que le bien.
Marchés :
Aussi nommés Bourse Locale d’Echange, ils sont organisés entre une fois par quinzaine et une fois par trimestre. Ils sont généralement l’occasion privilégiée d’un moment convivial (suivis d’un repas commun, d’une soirée animée, etc...).
Ils sont parfois ouverts aux « visiteurs », à qui l’ont remet des tickets afin qu’ils puissent échanger eux aussi, bien que n’étant pas adhérents d’un SEL Palabres : dans certains groupes, des rencontres régulières ont lieu afin d’échanger non plus des biens ou des services, mais des mots et des idées, en rapport plus ou moins lointain avec le SEL
Animation du SEL :
Certains élisent un conseil d’administration, d’autres choisissent un conseil d’animation (ou vice versa)...les « mandats » sont donnés parfois pour une opération, un semestre, une année...
Ces personnes se rencontrent une fois par semaine, par mois ou tous les deux mois...La volonté la plus commune étant que le maximum de membres participent à un moment ou un autre, en dehors de toute hiérarchie, dans un climat de totale démocratie.
Tâches administratives :
En quantité variable selon les objectifs et convictions de chaque groupe, elles sont assumées par les membres du C.A. ou non, selon les groupes. Dans certains SEL le service rendu est considéré comme un échange avec l’association et donc compté comme n’importe quel échange. Dans d’autres SEL ce travail est considéré comme un acte militant, entièrement bénévole.
Entre les deux, il y a toute une gamme de nuances.
Création monétaire, ou « puits sans fond », ou « corne d’abondance » :
Cela signifie que le SEL peut donner autant d’unités qu’il le souhaite à ses membres, même s’il n’est jamais crédité.
Certains SEL le refusent catégoriquement : pour eux, le compte du SEL ne doit pas risquer de devenir déficitaire.
D’autres l’adoptent sans modération : ils distribuent des unités à diverses occasions (inscription, participation à un marché, etc). Entre les deux, de nombreux termes ont été imaginés. Cette question fait l’objet de débats réguliers entre les membres des SEL, il est difficile de la résumer brièvement.
Monnaie fondante :
Certains SEL estiment que pour dynamiser les échanges, une solution est d’inciter les adhérents à ne pas conserver des soldes créditeurs. Ainsi, un taux d’intérêt négatif est appliqué.
Cela entre dans le cadre d’une grande réflexion économique qui ne se résumerait pas en deux phrases !
Inter-sel :
Certains estiment qu’il est préférable de rester strictement sur un plan local et développer ses ressources propres, d’autres pensent que la rencontre avec l’autre doit toujours être recherchée et qu’il faut à tout prix éviter le repli sur soi.
Certains mettent des conditions plus ou moins pointues aux échanges entre membres de SEL différents, d’autres n’en mettent aucune.
La gestion humaine et pratique de ce type d’échanges est très variée et tout à fait expérimentale. En tous cas, cette question est au cœur des réflexions de nombreuses personnes des SEL.
Ce qu’il y a de bien avec les SEL,
c’est qu’ils sont tous différents...
Les buts et les moyens du SEL ne seraient pas définis de la même manière par tous.
Pour certains, l’accent est mis sur l’économique : le SEL permet à ses membres de subvenir à certains de leurs besoins sans avoir à donner de l’argent.
Pour d’autres, le SEL est surtout un acte de résistance constructive, de militantisme, contre la mondialisation et ce qu’elle engendre d’inéquitabilité et de misère.
Pour d’autres encore, c’est l’aspect relationnel qui prime : le SEL permet la véritable rencontre avec l’autre, est un moyen de combattre l’exclusion ; au-delà de la « rencontre », c’est un véritable réseau de solidarité(s) qui peut se tisser.
D’autres encore insisteront sur ce que le SEL permet d’épanouissement personnel, grâce notamment à l’adoption de critères de valeur plus humains, à la possibilité de devenir utile à un groupe, etc.
Enfin, certains privilégieront le côté « intellectuel », voyant dans le SEL le lieu idéal de réfléchir sur le système économique dominant, la monnaie, les relations humaines, etc, et d’expérimenter des voies alternatives.
Le SEL, en vérité, c’est tout ça, et bien plus encore ! Si la diversité entre les gens et les groupes est importante, il y a néanmoins un « air de famille » frappant : une certaine volonté d’améliorer son quotidien et, de petits pas en petits pas, conduire le monde vers une société plus équitable, plus adulte, plus humaine. La route est longue, elle doit être pavée de respect de la liberté d’autrui, de tolérance.
A partir de ces réflexions, certains ont imaginé que tous les groupes SEL pourraient se réunir autour du texte d’une charte qui définirait « l’esprit du SEL ».
Ceci n’est encore qu’un projet, soumis à la réflexion de chacun. En effet, l’une des qualités assez répandue chez les gens des SEL est qu’ils chérissent leur liberté, et le mot « charte » fait parfois peur.
Texte de 2004 , remis en ligne en sept.2006 afin de permettre de voir l’évolution au niveau des pensées.
Résumé: Cet article paru sur le site d'une association du SEL présente différents points des SEL.
Source: Selidaire.org, le 27 avril 2007, par l'association selidaire.
Adresse de l'article:
http://www.selidaire.org/spip/article.php3?id_article=230
12/05/11
2-3 Système d'Echanges Local à Tournus.
Alternative. Un nouveau Système d'échange local se crée à Tournus.
Grains de SEL dans l'économie

Après Chalon, Mâcon, Cluny ou encore Sanvignes-les-Mines, c'est au tour du Tournugeois de créer son réseau d'échanges local.
Alain est un seliste… En ce mois de mars, il compte entreprendre d'importants travaux dans son jardin pour installer une piscine. Problème : pour ce faire, il doit enlever plusieurs pieds de framboisiers. Que faire ? Les jeter ? Les détruire ? Non. Alain a une meilleure idée, car Alain est un seliste. Il appartient au Système d'Echange Local (SEL) de Mâcon et compte bien s'appuyer sur ce réseau pour donner à ses framboises une nouvelle vie…
Adeptes de l'économie sociale et solidaire : un nouveau SEL est en train de se créer à Tournus (réunion demain, lire par ailleurs). Un SEL est une association où toute notion d'argent (ou presque) a disparu. Il s'agit d'un système d'échange de produits, de savoirs, de connaissances ou de services construit en alternative au système monétaire classique. Les selistes n'échangent pas à l'aide d'euros, mais à l'aide de « grains de sel » (à Mâcon), de « griottes » (à Cluny), de « saônettes » (à Chalon)… Bref, les noms diffèrent selon les régions, mais il s'agit d'unités fictives qui correspondent, selon la perception des échangeurs, à un temps de travail, à un volume d'échange, etc.
Échanges
Basés sur le troc (mais avec une monnaie fictive), sur l'esprit de partage et de coopération, les SEL permettent à chacun de participer à l'économie locale en apportant aux autres ce qu'on sait faire (et pas seulement professionnellement), et en demandant aux autres ce dont ils ont besoin. « Bien sûr, on veille à ne pas faire défaut aux entreprises ou artisans locaux, nous explique Alain Berniquet en prenant une gorgée de café dans une tasse qui lui a « coûté » deux grains de sels. Le but n'est pas là, on mise d'abord sur l'entraide… A-t-on vraiment besoin d'appeler un dépanneur informatique quand on a juste un petit souci pour faire marcher Outlook ? Non. Dans ce cas, on fait appel à un seliste. Attention, la logique est celle de l'échange, pas de l'assistanat. On doit savoir donner, et savoir recevoir. »
Dans les SEL existants en Saône-et-Loire (quelque 200 adhérents au total), les échanges portent sur une foule d'activités : prêt de matériel, couture, petits travaux, dépannage informatique de base, conseils en bien-être, échange de boutures, de fleurs, de fruits en été, déménagement… Les exemples sont aussi riches que variés. À noter enfin qu'il existe aussi des BLÉ (Bourses locales d'échanges), sortes de brocantes pour selistes, et des rencontres intersel, réunions des SEL de Saône-et-Loire une fois par an. Histoire, progressivement, de multiplier les grains de sel dans les rouages de l'économie de marché.
Pierre-Adrien ROUX
paroux@lejsl.fr
Le SEL est une solution contre une société basée uniquement sur l'argent, la consommation et le rentable. "
Résumé:
Cet article de Pierre-Adrien ROUX, publié dans le Journal de Saône-et-Loire, s'appuye sur le témoignage d'un séliste. Il montre et explique les SEL dans le département de Saône-et-Loire. Il démontre aussi que ces SEL ne sont pas créer pour faire du tort aux artisants. Le Seliste interrogé appuye bien sur le fait qu'il faut savoir recevoir et donner.
Source:
lejsl.com-
Alternative. Un nouveau Système d'Echange Local se crée à Tournus.
Publié le 11/03/2010
Adresse:
http://www.lejsl.com/fr/permalien/article/2824794/Grains-de-SEL-dans-l-economie.html
2-4 SEL à Tournus
Résumé:
Cet article écrit par Gaëtan Boltot et paru dans le Journal de Saône-et-Loire, en date du 15 mai 2011, rapporte le bilan de l'assemblée générale du SEL à Tournus après un an de fonctionnement.
Source:
Le Journal de Saône-et-Loire.
Adresse:
Le Journal de Saône-et-Loire -Cahier Local 14-
2-5 Caricature SEL
Ce document montre de manière simplifié la méthode économique des Systèmes d'Echanges Locaux.
Source:
sel.lyon.rivegauche
Adresse:
http://sel.lyon.rivegauche.free.fr/ancien_site/echange2.gif
13/05/11
2-6 Heidemarie Schwermer, elle décide de vivre sans argent.
PIEMONTE MOVIE - Pour vivre heureux, vivons fauchés
Écrit par Turin
Heidemarie Schwermer a quitté son appartement et tout ce qu’elle possède. Une simple expérience, mais quatorze ans plus tard, le soulagement de se libérer de toute pression matérielle a été tellement grand qu'elle vit toujours sans argent.
Heidemarie Schwermer reçoit LePetitJournal.com en sirotant un thé dans un appartement turinois qui
appartient à des amis d'amis. "Vous pensez sans doute que je suis une vieille folle", dit-elle avec un regard
espiègle. "Folle" est loin d'être le pire adjectif collé à cette femme de presque 70 ans qui a l'habitude des
controverses. En tant que fondatrice du premier club de troc d’Allemagne, "gib und nimm" (donner et prendre), elle est devenue un phénomène médiatique dans son pays. Certains la voient comme un gourou,
d’autres se fâchent ou se moquent d’elle dans des émissions de divertissement.
Ses cheveux blancs sont lisses et bien entretenus. Svelte, grande et d'allure droite et digne, elle s’habille en lin avec des tons doux et a des perles aux oreilles ; elle n’a rien d’une clocharde. "Je veux montrer que même sans argent on a beaucoup de valeur", dévoile-t-elle (photo Martin Bruckmanns)
Vivre sans argent
Malgré une forte phobie des caméras, elle a accepté de laisser le metteur en scène norvégien Line Halvorsen et son équipe turinoise la suivre de près lorsqu’elle se déplace de maison en maison avec sa petite valise. Elle semble oublier la caméra lorsqu’elle fait ses méditations, s'occupe de sa petite-fille, résout des conflits avec ses copines, obtient des fruits et légumes gratuits au marché de porta Palazzo, etc.
Avec respect, la caméra de Line Halvorsen nous fait découvrir cette femme émotive, spirituelle et humoristique, cette ancienne psychothérapeute qui passe la majorité de son temps à donner des conférences gratuites, à écouter et à soutenir les autres. Les gens font presque la queue pour la recevoir, pour lui donner un lit et un repas en échange de son temps et de son engagement dans le moment présent. Parfois elle aide un peu en faisant le ménage ou, quand elle a besoin d'un peu de solitude, elle
garde des maisons avec ou sans chat lorsque les propriétaires partent en voyage.
Heidemarie Schwermer et Line Halvorsen à Turin (photo
Martin Bruckmanns)
Un parcours exemplaire
Il y a 23 ans, divorcée et avec deux enfants, elle débarque à Dortmund où elle voit beaucoup de misère. De plus, en exerçant les métiers d'enseignante et de psychothérapeute, elle constate que beaucoup de gens - riches comme pauvres - ont des problèmes dans leurs relations à l'argent. Les pauvres se sentent inférieurs, et les riches sont en quête perpétuelle du toujours plus. Elle trouve que l'argent détourne notre attention de l'essentiel : découvrir qui nous sommes vraiment, travailler sur notre croissance spirituelle,
devenir de meilleurs êtres humains et prochains.
C'est donc à Dortmund qu'elle crée son club de troc en 1994. Elle vise les sans-abris, mais ce sont surtout les chômeurs et les retraités qui accourent à l’association "gib und nimm". Lorsqu'elle se lance dans la vie complètement sans argent, elle a de l'expérience et un grand réseau.
Dans les premières années d’existence de "gib und nimm", il s'agit d'évaluer les services et la valeur des objets à échanger : combien de pommes de terres pour une coupe de cheveux, combien de nuitées contre combien de vitres lavées, etc. Petit à petit, elle s'est rendu compte que ce système de troc ressemblait trop au système monétaire. Aujourd'hui, Heidemarie donne ce qu'elle peut sans compter ; ce qu'elle reçoit ne vient pas nécessairement de ceux à qui elle donne. "Si tu ne prends que ce dont tu as besoin, tu ne manqueras jamais de rien ", assure Heidemarie qui a besoin de peu de temps pour trouver ce dont elle a besoin maintenant.
Un parasite, ou la recette du bonheur ?
Ses critiques estiment qu'elle ne vit pas sans argent comme elle le prétend, mais qu’elle est un parasite
qui vit sur l'argent des autres ... "Ceux qui me nourrissent et blanchissent sont encore bien trempés dans
le système monétaire, parce qu'il est impossible de supprimer tout le système monétaire d'un seul coup. Il
faut commencer quelque part. Mon espoir reste que de plus en plus de gens vivront comme moi", nous confie-t-elle.
(photo Martin Bruckmanns)
Son portable sonne. Car oui, elle a un vieil appareil qui ne sert qu'aux appels entrants. C'est l'éditeur de son livre, enthousiaste face aux chiffres de vente, qui parle même d’une nouvelle édition. Ce discours de vendeur fait naître un sourire indulgent sur les lèvres de Heidemarie qui est soulagée de ne plus avoir à stresser
avec tout ça. Certes, elle est contente que le livre soit disponible pour plus de gens, mais l'aspect commercial lui est complètement égal. Très cool et comme si de rien n'était, elle me ressert du thé, peu importe s'il est servi dans des tasses empruntées.
"Quand je reçois de l'argent pour le livre, je le donne", rappelle-t-elle. Elle a hésité un moment à s'engager dans la vente du livre, afin de pouvoir donner plus d'argent aux pauvres, mais elle a décidé que ce serait une erreur. Elle souhaite davantage pour les pauvres - et pour nous tous ; elle veut nous libérer de la totalité du système monétaire. Elle constate que les relations entre les gens changent quand
aucune transaction d'argent n'a lieu. "Souvent, les gens commencent à parler avec le coeur au lieu d’utiliser la tête", assure-t-elle. Les perles à ses oreilles sont bien réelles.
“Ce n'est pas une paire”, nous révèle-t-elle. L'un vient d'une femme à qui elle a donné des séances de psychothérapie, tandis que l'autre est un cadeau de sa petitefille.
Elle les porte presque toujours car elle tient beaucoup à ces cadeaux, ce que vous pouvez constater - gratuitement donc - ce jeudi 3 mars au cinéma Massimo.
Rakel Benon (www.lepetitjournal.com/Turin) mercredi 2 mars 2011
Le documentaire "Vivre sans argent" montre comment vit Heidemarie Schwermer avec un réseau de personnes qui partagent ses valeurs de solidarité. Il sera projeté en ouverture du festival Piemonte Movie le jeudi 3 mars à 21h00. L'entrée est gratuite en fonction de la disponibilité des 400 places du Cinéma Massimo de Turin (via Verdi, 18). Le metteur en scène Line Halvorsen et le producteur Paolo Pallavidino répondront à vos questions après la projection du film.

Résumé:
Cet article publié le 02/03/2011 par Rakel Benon, nous parle de la sorti du documentaire "Vivre sans argent" dans un cinéma. Ce documentaire est tiré du livre d'une femme plutôt agée, Heidemarie Schwermer, qui a décidé de vivre sans argent.
Source:
Lepetitjournal.com
Adresse:
www.lepetitjournal.com/turin/...turin/74105-piemonte-movie-pour-vivre-heureux-vivons-fauches.html
